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LA RÉDACTION, LE 25 JANVIER 2010
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« Notre mission, je dirais même notre devoir, est de créer le cadre d'action nécessaire afin de transformer l'économie européenne en une économie respectueuse de l'environnement et de continuer à montrer la voie au niveau mondial pour préserver notre planète », déclarait à cette époque le président de la Commission, José-Manuel Barroso. Les propositions présentées visaient, et visent toujours, à garantir l'avenir de notre planète, tout en offrant de nouvelles perspectives aux entreprises européennes et en renforçant la sécurité de l'approvisionnement énergétique par le développement des énergies renouvelables. Les principales mesures au niveau européen - Extension de l'actuel système d'échange de quotas d'émission, mis en place en 2005, à l'ensemble des grandes entreprises polluantes (notamment les centrales électriques) et à un éventail plus large d'émissions de gaz à effet de serre, comme le protoxyde d'azote (fertilisants) et les hydrocarbures perfluorés (aluminium). - L'application d'objectifs de réduction des émissions aux secteurs ne participant pas au système d'échange de quotas d'émission (bâtiment, transports et déchets par exemple) : chaque État membre reçoit un objectif national défini de façon équitable, en fonction de sa situation spécifique. - Définition d'un objectif contraignant pour l'augmentation de la part des énergies renouvelables dans la consommation globale, applicable à tous les États membres. - Mise en place d'un nouveau cadre juridique pour le piégeage et le stockage souterrain du carbone, afin d'encourager l'investissement dans ces techniques coûteuses. Combien ces mesures vont-elles coûter, justement ? Les prévisions sont claires : on estime que le coût engendré par la lutte contre le changement climatique sera largement inférieur à 1 % du PIB si nous agissons maintenant, contre 5 à 20 % du PIB si rien n'est fait. Cela représente environ 150 euros par personne et par an jusqu'en 2020. En outre, en renforçant sa sécurité énergétique, l'UE pourrait réduire la facture de ses importations de gaz et de pétrole de 50 milliards d'euros par an. Effet de serre et actions locales Les collectivités locales sont des acteurs essentiels de la lutte contre l'effet de serre. Dans les décisions d'équipement qu'elles prennent (aménagement, urbanisme, transport...), au titre du patrimoine qu'elles gèrent (bâtiments, éclairages publics...) et du fait des activités pour lesquelles elles assurent une compétence de gestion (transports, déchets, chauffages urbains...), elles contribuent à émettre plus de 12 % des émissions nationales de gaz à effet de serre (GES), soit une soixantaine de millions de tonnes éq. CO2 par an. Introduits par le Plan Climat 2004, les Plans Climat Territoriaux (PCT) permettent à chaque collectivité locale qui le souhaite d'établir sa stratégie climatique. Avant de définir ses actions, la collectivité doit commencer par quantifier les émissions faites depuis son territoire. Elle peut, pour se faire, utiliser le Bilan Carbone Collectivité, logiciel développé par l'Ademe. Une fois connus les émetteurs et les volumes de GES produits, la commune, l'agglomération ou le syndicat intercommunal peut élaborer son programme d'action. Les collectivités peuvent actionner cinq grands leviers pour maîtriser leurs émissions : - la politique énergétique : 75 % de l'énergie consommée par la commune l'est par ses immeubles ; - les achats publics : électricité d'origine renouvelable, flottes de véhicules propres, sources d'éclairage sobres ; - l'urbanisme : en densifiant l'habitat, on réduit les besoins en mobilité et donc les émissions de GES ; - la gestion des déchets : en fermentant, les ordures ménagères dégagent du méthane, un GES 23 fois plus puissant que le CO2. En diminuant les flux de déchets putrescibles, on diminue tout à la fois les rejets de méthane et les besoins de collecte par camions ; - les espaces verts : gourmands en engrais (émetteurs de protoxyde d'azote, 296 fois plus puissant que le CO2) et en carburants (camions, engins). En suivant cette méthodologie, des collectivités aussi différentes que Chalon-sur-Saône, l'agglomération grenobloise, Nanterre, Paris ont déjà commencé à réduire leur empreinte climatique ; - les transports : développement des transports doux, création de plate-forme multimodale pour limiter les flux de camions.


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