Journal des Communes : Quels sont les moments forts qui vont marquer cette édition 2010 ?
Dominique Michel : Le grand événement concerne la participation de Jacques Attali. Son témoignage sur la réforme territoriale et celle de la gestion de la Fonction publique est très attendu. En ce moment, nous vivons un flou artistique au niveau politique, les agents territoriaux attendent un geste de l'État et surtout une feuille de route claire pour que nous puissions mettre rapidement en application les propositions du gouvernement. Concernant le Grenelle II par exemple, il faut que les collectivités territoriales aient les moyens financiers d'y parvenir. D'autres personnalités aborderont le sujet, comme Jacques Pélissard, président de l'AMF, qui présidera un colloque sur les actions du maire en matière de développement durable. Nous comptons également sur la présence de Michèle Pappalardo pour en parler.
JDC : Le développement durable occupe une place prépondérante cette année ?
D.M. : Plusieurs ateliers y sont en effet consacrés. Rouen se distingue de l'édition de Lyon par la mise en place d'ateliers plus ciblés, moins techniques mais plus portés sur la réflexion. Les sujets abordés concernent par exemple la biodiversité, un sujet pour lequel les agents territoriaux ont un rôle de premier plan. L'interdiction de désherbants par les collectivités est une bonne chose, mais elle est parfois inévitable dans certaines zones. Il est donc important d'entendre le témoignage d'agents sur le terrain et de débattre ensemble de cette problématique. De même, il faut se poser la question de la mise en place généralisée de bornes pour alimenter les voitures électriques : une compétence territoriale, difficile à mettre en oeuvre.
JDC : Vous semblez prêts à vous faire entendre ?
D.M. : Les techniciens territoriaux attendent depuis longtemps plus de reconnaissance de l'État. Elle passe par le salaire, mais aussi par la considération de notre travail. Depuis deux ans, nous participons à ce rendez-vous et nous en sommes ravis. Nous pouvons ainsi démontrer que nous ne sommes pas des utopistes et que nous représentons une force de propositions réelle, celle des hommes de terrain !