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TERRITOIRES

Une Sem comme levier en Anjou

LA RÉDACTION, LE 1er JUILLET 2010
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Dix millions d'euros. C'est le montant d'investissements annuels que souhaite réaliser la société d'économie mixte (Sem) Anjou Énergies renouvelables. Une structure de plus en plus utilisée par ce type de projets, par exemple à Perpignan (66) ou Bussy-Saint-Georges (77). L'angevine, qui rassemble le conseil général, le syndicat intercommunal des énergies et des acteurs privés, a été créée en janvier dernier avec un capital de 250 000 euros. Elle est le fruit du travail engagé par le conseil général du Maine-et-Loire dans le cadre de la constitution d'une charte de l'environnement et du développement durable. « Nous voulions rentrer rapidement dans l'action, tout en intégrant des partenaires. La Sem est un levier pertinent et efficace pour développer les énergies renouvelables. Nous avons mis l'accent sur le photovoltaïque, mais sommes ouverts aux autres modes de production d'énergie, comme la biomasse », explique Marie-Jo Hamard, présidente de la Sem Anjou Énergies renouvelables. En mars 2010, la Sem s'est engagée sur douze projets pour un montant total de 5,2 millions d'euros, totalisant 8 920 m2 de panneaux solaires et une puissance de 1,2 MW. Les projets vont de 135 m2 à plus de 4 000 m2. Pour les réaliser, les communes mettent à disposition des toitures de gymnases, vestiaires, écoles, ou encore des ateliers en signant un bail emphytéotique. La Sem finance les projets via des emprunts, et le remboursement des échéances se fait grâce à la vente d'électricité. Pour la conduite des dossiers et le diagnostic des toitures, une partie du personnel de la Société d'équipement du département de Maine-et-Loire ( Sodemel) est attribué à la Sem Anjou Énergies renouvelables. « Ainsi, les démarches sont simplifiées pour les petites communes : elles n'ont pas besoin de missionner des cabinets d'experts », commente Marie-Jo Hamard. L'autre enjeu du département est de développer l'activité économique. « Le but est aussi de soutenir et d'inciter les entreprises du territoire qui souhaitent se spécialiser dans les énergies renouvelables et développer des compétences de maintenance », espère Marie-Jo Hamard. Les 80 000 m2 de toiture des 50 collèges du département sont en cours de diagnostic pour mesurer leur aptitude à recevoir des panneaux photovoltaïques, ainsi que les bâtiments sur les parcs d'activités Anjou Actiparc. Les appels d'offres pour les douze projets des communes ont été lancés. Un premier chantier de 905 m2 devait commencer ce mois-ci sur les ateliers municipaux de Brain-sur-l'Authion. La Sem Anjou Énergies renouvelables doit se prononcer sur une nouvelle série de projets au début du second semestre.


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