Journal des communes : En quoi cet événement est devenu une référence dans le secteur des infrastructures routières et urbaines ?
Maryvonne Lanoë : Aujourd'hui ce salon/congrès, au plus près des préoccupations actuelles liées à l'aménagement du territoire et de la ville, s'inscrit plus que jamais dans la philosophie de développement durable de l'État, des collectivités territoriales et des entreprises. Ce rassemblement biennal est constitué d'un congrès à haute valeur ajoutée technique et d'un salon réunissant plus de 200 exposants, valorisant la technologie routière sur plus de 10 000 m² d'exposition.
Interoute&Ville est soutenu par tous les acteurs du secteur et est placé sous le haut patronage du Ministère de l'Écologie, de l'Environnement, du Développement durable et de la Mer (MEEDDM), de l'Assemblée des Départements de France (ADF), et de l'Association des Maires de France (AMF).
JDC : Comment se prépare cette prochaine édition du salon ?
M.L. : Les leaders ont répondu présents et ce, dans tous les grands secteurs que couvre le salon : ingénierie, matériaux, construction, exploitation- signalisation et sécurité, entretien, viabilité hivernale et aménagement de la voirie et des espaces publics urbains.
JDC : Quelle est l'actualité du congrès 2010 ?
M.L. : Le thème du congrès est celui de l'aménagement des territoires et de la mobilité durables. La conférence introductive proposera une vision prospective de la route et de la rue, avec la mise en perspective de la mobilité du futur, pour répondre aux enjeux de demain.
Au cours des prochaines années, la route et la rue vont connaître de profondes transformations. Celles-ci seront sociétales, avec l'accroissement de l'urbanisation et la demande forte de mobilité. Elles seront également d'ordre technologique : avec les technologies de l'information, beaucoup de choses passeront par l'information mobile via le téléphone portable. Enfin, environnementales : en faveur des routes et des villes durables. Ces évolutions obligent à repenser les déplacements de demain. Quelles seront alors les nouvelles opportunités pour l'ingénierie et les entreprises ?
Les quatre autres demi-journées seront consacrées à l'exploitation, les services et la viabilité hivernale, l'entretien des infrastructures routières, le recyclage, la valorisation et les techniques bitumineuses basse énergie, l'éco-conception et la contractualisation. Un programme riche qui promet des échanges d'une grande qualité.
La conférence de clôture sera marquée par l'intervention attendue du ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement Durable et de la Mer ou de son représentant.
JDC : Quelles sont vos ambitions pour cette prochaine édition ?
M.L. : Notre volonté est de réunir l'ensemble des professionnels qui conçoivent, construisent, entretiennent, exploitent les infrastructures routières, la voirie urbaine, les plateformes de transports collectifs et l'aménagement des espaces publics.
Concrètement nous attendons, sur les trois jours de la manifestation, 200 exposants, 7 000 visiteurs et 700 congressistes