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TERRITOIRES

Le Grenelle de l'Environnement sur les routes de Moselle

LA RÉDACTION, LE 11 OCTOBRE 2010
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Les derniers transferts de patrimoine et de compétences ont renforcé le rôle très important des départements français dans le domaine des infrastructures routières et des transports. Les Départements sont donc des interlocuteurs privilégiés des professionnels des routes. Dans le cadre de la mise en oeuvre du Grenelle de l'Environnement, le sénateur Philippe Leroy, président du Conseil général de Moselle, a signé avec Patrice Haltebourg, président de la Fédération régionale des Travaux publics (FRTP) de Lorraine, Jean-Marc Larose, président du Syndicat professionnel régional de l'Industrie routière (SPRIR) de Lorraine, et Gaëtan Hintzy, délégué régional du Syndicat professionnel des Terrassiers de France, la déclinaison mosellane de la convention d'engagement volontaire des acteurs de conception, réalisation et maintenance des infrastructures routières, des voiries et de l'espace public urbain. Les signataires de cette convention départementale confirment, au niveau départemental, leur total soutien à la démarche d'engagement volontaire signée le 25 mars 2009 par le ministre Jean-Louis Borloo, la profession et l'Assemblée des Départements de France et leur volonté de contribuer à sa réalisation sur l'ensemble des engagements annoncés. Ils soulignent ainsi l'importance de leur prise en compte du développement durable et des orientations du Grenelle de l'Environnement. Des routes propres dès leur conception Le document qui engage le Conseil général de la Moselle aux côtés des professionnels a plusieurs objectifs majeurs : préserver les ressources non renouvelables ; préserver la biodiversité et les milieux naturels ; réduire la consommation d'eau sur les chantiers de terrassement ; accroître la performance environnementale ; améliorer la sécurité des usagers, des riverains et des personnels travaillant sur chantier ; créer les conditions d'une véritable compétitivité écologique avec tous les acteurs, en participant au développement de la recherche et de l'innovation et en créant les conditions d'un nouveau mode de partenariat technique. Ce document vient également conforter les nombreuses initiatives prises par la profession en matière de recherche et d'expérimentation de techniques prometteuses, dans le souci d'une meilleure protection de l'environnement. Il faut notamment citer le recyclage des enrobés bitumineux, la valorisation des excédents de chantiers des travaux publics, le recours aux produits innovants et à la « basse énergie », et l'adaptation des prescriptions techniques à l'évolution des conditions de circulation. Un chantier exemplaire à côté d'Angevillers La signature de convention a été effectuée à proximité du chantier d'aménagement à 2x2 voies de la RD 14, à Angevillers. Ce chantier est particulièrement exemplaire, notamment sur la thématique de la réutilisation des matériaux prélevés sur le site. Pour cette opération de plus de 25 millions d'euros, de nombreuses mesures de protection de l'environnement ont été mises en oeuvre. Lors de ce chantier, les initiatives du Conseil général de Moselle, maître d'oeuvre, et les divers échanges avec l'entreprise ont ainsi permis de valoriser 122 400 m3 de matériaux calcaires, essentiellement en couche de forme, évitant ainsi leur mise en dépôt. Ils se sont substitués à des matériaux d'apport. Cela représente 250 000 tonnes de ressources extérieures économisées, 10 000 rotations de poids lourds évitées sur les routes départementales entre la carrière potentielle et le chantier et 300 000 kilomètres non parcourus (soit 100 000 litres de gasoil économisés). Grâce à cette initiative, 270 tonnes de CO2 n'ont pas été émis dans l'atmosphère. Par ailleurs, le recours à de nouvelles techniques de traitement a permis d'optimiser les réponses habituelles et de gagner environ 18 000 tonnes de matériaux de chaussée, soit une économie financière de 20 %. Cela représente aussi 1 440 rotations de poids lourds évitées ou encore 100 000 kilomètres non parcourus, soit 30 000 litres environ de carburant économisés et 90 tonnes de CO2 non rejetés.


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