« Nous regrettons très vivement que le gouvernement n'ait pas accepté les amendements du conseil supérieur de l'énergie, sur le projet de décret suspendant l'obligation d'achat. Si les représentants des consommateurs, les organisations syndicales, les collectivités locales, le parlement, les gestionnaires de réseaux, les ONG et les industriels, avaient été entendus par l'État, le secteur photovoltaïque français ne serait pas aussi durement affecté. En effet, avec l'arbitrage de l'exécutif, le décret publié au JO ne fait pas que suspendre l'obligation d'achat pour trois mois. Des dispositions organisent une purge des projets de façon rétroactive, mettant à mal des centaines d'entreprises et menaçant des milliers d'emplois. (...) Pour un secteur dynamique qui avait créé 20 000 emplois en deux ans, ce retournement conjoncturel décidé par l'État est incompréhensible, parce que mortifère pour les PMI et PME du secteur ».