Une intention affichée : bâtir une industrie photovoltaïque à moindre coût pour le consommateur d'électricité. François Fillon a levé une première inconnue, le volume annuel installé. Exit l'option d'un pilotage par les investissements, en millions d'euros, défendue par les professionnels du secteur. Le critère de la puissance a été retenu. La filière espérait un marché national de 700 à 1000 mégawatt (MW) par an pour encourager les investissements industriels. Le Premier ministre a finalement annoncé une cible annuelle de seulement 500 MW. Celle-là même évoquée dès le mois d'août 2010. Pour compenser, le Gouvernement compte sur l'aboutissement de projets aujourd'hui en file d'attente, car interrompus par le décret du 9 décembre 2010. Au total, il table ainsi sur l'installation de 1000 à 1500 MW par an... au cours des deux prochaines années. Pour la suite, François Fillon donne rendez-vous à la mi-2012. Si une part "significative" des projets aujourd'hui en file d'attente ne voyait finalement pas le jour, la cible annuelle pourrait être revue à la hausse, jusqu'à 800MW. Deuxième révision attendue, la tarification. Comme prévu, le nouveau dispositif comportera d'une part des tarifs de rachat. D'autre part, pour les grandes toitures et les fermes solaires, des appels d'offres. Pour le tarif de rachat, le montant initial sera fixé à 20% en dessous du tarif en vigueur au 1er septembre 2010. Il sera ensuite ajusté chaque trimestre en fonction des volumes de projets déposés.TB