Le Syndicat mixte du lac d'Annecy ( Sila) s'engage dans un important programme de restauration des roselières du plan d'eau, moribondes. Les tout premiers travaux se sont achevés fin février. Ils consistaient à créer des zones de quiétude, propices au développement des végétaux aquatiques, grâce à l'installation de palissades en pieux jointifs dans trois zones pilotes. Un préalable nécessaire à la mise en culture, par des étudiants en BTS et licences professionnelles du lycée agricole de Poisy-Chavanod, de roseaux, scirpes et autres nénuphars entre les mois de juin 2012 et 2014. Cette première tranche d'un million d'euros est financée à 80 % par l'agence de l'eau et le département de Haute-Savoie. Une seconde de 1,8 million devrait suivre. « Ce projet, dont la Compagnie nationale du Rhône assure la maîtrise d'oeuvre, est issu d'un long travail de réflexion et de concertation mené au sein de notre commission de gouvernance participative Lac et prospective. Si ces eaux sont de très bonne qualité, il n'en reste pas moins que les roselières et herbiers immergés participent à la préservation et à la qualité globale du lac. Les roselières assurent, en outre, une fonction paysagère et préviennent l'érosion des berges », explique Pierre Bruyère, président du Sila. Les opérations de ce type sont rares. En Europe, on peut citer l'exemple du lac de Neuchâtel, en Suisse, ou de celui du Bourget. « Les retours d'expérience étant peu nombreux, notre projet bénéficiera d'un suivi scientifique pour tirer les enseignements des différentes techniques de génie écologique utilisées », précise Pierre Bruyère.