Issue d'un projet labellisé par le pôle de compétitivité Capenergie, d'un budget total de 21 millions d'euros, Myrte teste le stockage, sous forme d'hydrogène, de l'énergie produite par un champ de panneaux photovoltaïques d'une puissance de 3,5 MW. « Le surplus d'électricité produite dans la journée est converti en hydrogène grâce à un électrolyseur. Aux heures de pointe, l'hydrogène alimente une pile à combustible pour produire de l'électricité », résume Philippe Poggi, directeur de la plateforme Myrte à l'université de Corse, qui accueille l'installation. Ce circuit évite de faire appel aux centrales thermiques aux heures de pointe. L'ensemble de l'installation sera piloté par le logiciel Oriente, conçu lors du projet. Il recevra les données en provenance des capteurs de rayonnement installés sur les panneaux photovoltaïques, de l'électrolyseur et de la pile à combustible. Pour améliorer le rendement de l'installation, la chaleur produite par l'électrolyseur et la pile à combustible est utilisée en trigénération (production de chaud, de froid et d'électricité), ce qui porte à 70 % le rendement de la production d'hydrogène à partir de l'électricité solaire. Le ratio mégawattheure produit par mégawatt installé, qui permet de comparer les différents systèmes de stockage de l'électricité, place l'équipement de Myrte au premier rang, avec un ratio de 17,5 contre 7 pour les batteries sodium-soufre, le meilleur système actuel. D'autres systèmes de stockage doivent être testés avec un autre projet, baptisé Paglia Orba : volant d'inertie, potentiel Redox, batteries au plomb et lithium-ion.