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POLLUTIONS

Fast-déco : l’hyperproduction touche le secteur de l’ameublement

PUBLIÉ LE 15 MAI 2024
LA RÉDACTION
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Fast-déco : l’hyperproduction touche le secteur de l’ameublement
Magasin de décoration / Crédits : ltyuan, Adobestock
Après la fast-fashion, la fast-déco. Des ONG dénoncent dans un rapport l’emballement de la production dans le secteur de l’ameublement et la décoration. Des éléments de mauvaise qualité, souvent impossibles à réparer ou à recycler, inondent le marché. 

Le secteur de l’ameublement suit dangereusement le chemin tracé par la fast-fashion : le nombre d’éléments d’ameublement mis sur le marché en France a augmenté de 88% entre 2017 et 2022, passant de 269 à 505 millions d’unités. La quantité de déchets  d’ameublement collectés a quant à elle été multipliée par un peu plus de 2 entre 2014 et 2020, selon l’Ademe.

Trois ONG,  Zero Waste France, le Réseau National des Ressourceries et Recycleries et les Amis de la Terre France, ont dénoncé dans un rapport publié le 14 mai l’explosion de cette « fast-déco ».

Des procédés similaires à ceux de la fast-fashion

« Au-delà des quantités astronomiques de meubles et d’éléments de décoration mis sur le marché, d’autres facteurs attestent de l’émergence d’un système de fast-déco reposant sur les mêmes pratiques que la fast-fashion : renouvellement rapide des collections, conditions de travail parfois contraires à la dignité humaine, dumping environnemental et social, prix très bas et promotions permanentes, utilisation des réseaux sociaux et “gamification”… » expliquent les ONG dans un communiqué de presse.
 
Aux côtés des enseignes classiques, comme Maisons du Monde, qui commercialise chaque année 3.000 nouvelles références, de nouveaux acteurs, comme Shein et Action, ont fait irruption sur le marché de la déco low-cost. Ceux-ci se sont notamment imposés en s’appuyant sur les réseaux sociaux.
 
Le réemploi et le recyclage loin d’être systématiques

Problème : lorsqu’ils sont jetés, les éléments ne sont en majorité ni réemployés ni recyclés : seulement 42% des déchets d’ameublement mis sur le marché aujourd’hui sont collectés par les éco-organismes dédiés, soit 1,3 million de tonnes.

Par ailleurs, près de la moitié des déchets collectés sont non-réutilisables, non réparables et non recyclables. Ils sont donc brûlés en incinérateur et en cimenterie, ou enfouis en décharge.

« Bien que le réemploi et la réparation soient légalement prioritaires sur le recyclage et l’incinération, ces activités restent marginales. Par exemple, le taux de meubles réemployés, parmi ceux collectés par les éco-organismes, est en baisse constante depuis 2017 et n’a jamais dépassé 3% », précisent les ONG, qui expliquent cette évolution par une « baisse de qualité des objets collectés », le « manque de foncier pour gérer ce flux particulièrement consommateur d’espace », le « risque de détérioration des objets pendant la collecte », mais aussi « le manque de financement du réemploi et de la réparation ».
 
Privilégier le réemploi et la réparation
 
Pour limiter le développement de la fast-déco et réduire son impact environnemental et social, les ONG recommandent de baisser les quantités de meubles et éléments de décoration commercialisées en France, doubler les montants investis pour le développement du réemploi dans le secteur de l’ameublement et de la décoration, de soumettre les éléments de décoration au principe du pollueur-payeur, de limiter la publicité sur ces produits, de faire baisser le coût de la réparation, et enfin de mettre en place des pénalités, voire d’interdire, les produits non recyclables ou fabriqués avec des ressources non gérées durablement, comme les fleurs en plastique.
 
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