« À l'heure où les besoins en logements sociaux se confirment, où la solvabilité d'une partie de la population s'affaiblit, non seulement l'État confirme son désengagement dans la construction du logement social, mais il s'apprête à taxer les bailleurs sociaux, ou plutôt leurs locataires. (...) L'État s'apprête à abandonner les aides à la pierre, c'est-à-dire, concrètement, l'aide à la construction de logements. En 2001, l'aide de l'État par logement s'élevait à 8 100 euros. Elle est aujourd'hui réduite à 1 000 euros. Au niveau national, l'aide de l'État, qui était de 630 M en 2010, passerait à 500 M en 2011, puis 400 M en 2013. Le comble est que l'essentiel de ces crédits ne sera plus issu des caisses de l'État mais prélevés sur les organismes HLM, à hauteur de 340 M par an. Donc, pour 2011, l'aide en propre de l'État se limitera à 160 millions d'euros au plan national, à comparer aux 40 millions d'euros (aide à la construction et au foncier) que Rennes Métropole consacre chaque année au logement. »