L'Association des maires ruraux de France s'exprime par la voix de son président pour dénoncer le « décembre noir » de l'école publique. Le 7 décembre 2010, le Sénat adoptait un amendement au projet de loi de finances pour 2011 transférant 4 millions d'euros du « soutien de la politique de l'Éducation nationale » vers « l'enseignement privé du premier et second degré ». Six jours après, le Sénat rejetait un amendement rectifiant l'injustice qui pesait sur les communes en Regroupement pédagogique intercommunal (RPI) non adossé à un Établissement public de coopération intercommunale (EPCI). Enfin, le 15 décembre, le Gouvernement s'opposait au vote des sénateurs en faveur de l'attribution de 25 millions d'euros pour l'équipement numérique des écoles rurales, annonçant l'abandon du projet d'un nouveau plan Écoles numériques rurales (ENR). Si les maires ruraux saluent la réussite et l'engagement de l'État pour le premier plan ENR, ils estiment que « celui-ci ne peut s'exonérer de ses responsabilités vis-à-vis des écoles non pourvues et dont les communes ont peu de moyens ».