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TERRITOIRES

Faut-il un label Écoquartier ?

LA RÉDACTION, LE 1er MARS 2011
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POUR Benoist Apparu, secrétaire d'État chargé du Logement L'engouement autour des premiers écoquartiers nous invite à parfaire l'exemplarité des projets. Depuis 2008, nous avons construit, avec les collectivités, un référentiel qui présente le niveau d'ambition sur tous les critères fondamentaux (environnemental, social, économique). Nous proposons d'aller plus loin en travaillant à la préfiguration d'un label qui reposerait sur ce référentiel, avec déjà une certitude : ce label ne sera pas adossé à une norme. Les écoquartiers concernent l'ensemble des villes de France, qui ne sont pas toutes faites sur le même modèle. Le label devra donc s'adapter à tous les contextes, à toutes les tailles de villes et à tous les stades d'avancement des projets. Par ailleurs, il sera concret et réaliste. Puisque ce sont les habitants qui apprécieront ou non les écoquartiers, il doit répondre à leurs attentes et valoriser une réelle créativité de la construction et de la rénovation de la ville de demain. Enfin, la démarche devra être transparente, contrôlable et donc garantie par un tiers indépendant. CONTRE Héloïse Marguerite, chargée de développement du pôle Bâtiments durables méditerranéens Attention à ne pas standardiser l'aménagement durable. Nous sommes favorables à un référentiel, mais l'écoquartier ne doit pas basculer dans le registre normatif. Il doit s'inscrire dans une démarche d'amélioration continue, en allant plus loin que le guide de bonnes pratiques et en s'appuyant sur une gouvernance avec l'ensemble des acteurs : politiques, techniciens, professionnels de l'acte d'aménager et de construire, et habitants. Il convient enfin de prendre en compte les particularités climatiques et culturelles des territoires. Un référentiel doit être placé dans une stratégie globale, à l'échelle de la ville, car il faut garder en mémoire qu'un des enjeux majeurs est la réhabilitation des quartiers et des bâtiments. Si on opte malgré tout pour un label, attention à ce qu'il ne devienne pas un alibi de marketing. Il devra inviter à se poser les bonnes questions, pour accompagner les collectivités, avec l'homme au centre des préoccupations.


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