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TRAQUER les fuites d'eau

LA RÉDACTION, LE 1er DÉCEMBRE 2011
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Assurément, payer ses propres factures incite à l'économie... Quand, en 2005, Pascal Debros se voit confier la gestion du parc immobilier de France Télécom en Rhône-Alpes et, de fait, le règlement des factures d'eau, son attention se porte vite sur des consommations trop variables pour être honnêtes. Dès lors, l'homme s'investit d'une mission. « Il fallait trouver un moyen de rationaliser nos consommations. Mais, pour ce faire, nous devions d'ores et déjà évaluer nos besoins réels, estimer le volume d'eau "normal" nécessaire à nos activités », explique-t-il. Le gérant retrousse alors ses manches, mobilise ses équipes et se lance dans un diagnostic de plusieurs mois sur les 240 sites concernés. « Nous avons relevé les volumes consommés tous les trimestres, comparé les chiffres, identifié des fuites probables et, surtout, réalisé que nos compteurs n'étaient pas toujours accessibles ! » Passée cette étape, qui confirme, si besoin était, que les tuyauteries manquent parfois d'entretien et que le gaspillage est monnaie courante, le responsable prend une série de mesures immédiates qui s'avèrent des plus efficaces. Les robinets sont pourvus de réducteurs de débit et les chasses d'eau lestées de sacs de sable. « Ces solutions peuvent sembler anecdotiques, mais elles ont le mérite de sensibiliser les collaborateurs et de générer un retour sur investissement très rapide. » Effectivement, les 44 000 euros investis pour l'occasion seront rentabilisés six mois plus tard. Ce souci d'économie s'inscrit alors progressivement dans une démarche structurée, collective et ambitieuse. Les salariés sont constamment sensibilisés, associés à la traque au gaspillage. De sorte que, depuis 2008, les factures s'allègent de 100 000 euros par an, soit 30 % d'économie ! Fort de ce bilan, Pascal Debros désire passer à la vitesse supérieure. « En 2010, nous avons mis en place un suivi de nos consommations beaucoup plus rigoureux. Tous les bâtiments ont été équipés de compteurs et d'automates sur lesquels un seuil d'alerte a été fixé. À chaque fois que le débit dépasse ce seuil, une alarme se déclenche et le personnel est mobilisé pour détecter la fuite. » Et depuis quelques mois, le gérant a doté près de 200 bâtiments du système Hydrelis, compteur d'eau « intelligent » qui actionne un disjoncteur en cas de surconsommation anormale. « Tous nos locaux ont été équipés, hormis les centres de données informatiques et les bâtiments de restauration collective. Aujourd'hui, nous réfléchissons à une solution pertinente pour ces deux types d'établissement. Il s'agit d'affiner les paramètres des compteurs pour garantir à la fois le bon fonctionnement de leurs activités et une consommation d'eau la plus rationnelle possible. » Une démarche d'amélioration continue ayant séduit la direction immobilier de France Télécom, qui a décidé de la généraliser à toutes les unités de gestion immobilière du groupe.


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