L'Association HQE vient de mettre en ligne les premiers résultats du projet HQE Performance, lancé il y a un peu plus d'un an. L'objectif de ce programme est de créer un label réglementaire rendant compte des performances environnementales des bâtiments tout au long de leur cycle de vie. « Plusieurs groupes de travail ont identifié des indicateurs puis les ont testés durant l'année écoulée sur des bâtiments candidats », explique Véronique Liné, à la Fédération française du bâtiment. Le groupe santé-confort a ainsi défini un protocole de mesure de la qualité de l'air intérieur des bâtiments neufs entre la livraison et l'installation des occupants. « Nous l'avons testé dans quatre bâtiments : un immeuble de dix-huit logements, une résidence étudiante, une maison individuelle et des bureaux. Avec par exemple une concentration d'oxydes d'azote comprise entre 20 et 30 µg/m3 et de benzène autour de 5 µg/m3 ; nous sommes à chaque fois sous les valeurs réglementaires. Mais celles-ci vont se durcir... », prévient Fabien Squinazi, directeur du laboratoire d'hygiène de la ville de Paris et pilote de ce groupe qui s'attaque maintenant à la simplification de sa méthode et à l'élaboration d'un autre protocole sur l'eau. Le CSTB a de son côté évalué par modélisation les « performances environnementales » de soixante-quatorze ouvrages. « Dans ces bâtiments sobres, l'électricité spécifique (non substituable) et les produits et matériaux de construction sont les deux plus gros consommateurs d'énergie », illustre Alexandra Lebert, de la division environnement de l'établissement public. Dix nouvelles structures ont signé en décembre la charte HQE Performance. Elles pourront à leur tour, d'ici à la clôture du projet à la fin de l'année, participer aux groupes de travail et faire tester leurs bâtiments.