Plus de dix ans après les faits, les bassins d'écrêtement du Territoire-de-Belfort vont retrouver leur fonction. Le conseil général achève les travaux de remise en état des deux ouvrages qui avaient cédé à une crue décennale dans les derniers jours de 2001 alors que, tout neufs, ils devaient, en théorie, résister à une crue centennale. Ce qui a inondé deux communes et déclenché une cascade de procédures judiciaires. Huit ans d'attente d'un rapport d'expertise ont fini par aboutir en... référé - pas encore sur le fond - à la condamnation des entreprises chargées de la construction, Sogreah, DTP Terrassement et Veritas. Les réparations versées et des subventions couvriront la totalité des 10 millions d'euros de travaux. La reconstruction s'organise en trois volets majeurs : réfection complète des prises d'eau, reprise des déversoirs, étanchéité des digues. « Les différentes composantes sont redimensionnées pour assurer une sécurité maximale, compte tenu du traumatisme des habitants », expose Michel Estienne, directeur général adjoint du conseil général. Ainsi, la largeur des déversoirs a été plus que doublée pour atteindre 75 mètres, une couche d'argile de plusieurs mètres doit garantir l'étanchéité des digues, la hauteur de crête est relevée de 3 mètres. Mais le département n'en a pas fini : un troisième bassin, dont le chantier était en cours, voit sa mise en service retardée d'un an après la découverte de nouveaux défauts dans sa conception d'origine.