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Comment lutter contre l'ambroisie ?

LA RÉDACTION, LE 21 MARS 2012
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En été, une véritable plaie s'abat sur de nombreuses communes : le pollen d'ambroisie. Les allergies qu'il provoque touchent entre 113 000 et 161 000 personnes en Rhône-Alpes, région la plus touchée de France. Soit des coûts de santé de 5,6 à 8,5 millions d'euros. Et cette plante ne cesse de s'étendre. Elle est actuellement considérée comme gênante pour 23 départements, et présente dans 58. Si l'ambroisie fait bien partie des plantes dont le pollen est surveillé par le Réseau national de surveillance aérobiologique, c'est à chaque commune que revient la gestion du problème de santé publique. Et, ce, bien avant la production du pollen en août. La première réaction des collectivités est souvent de demander un arrêté préfectoral pour que la plante soit coupée avant le 1er août. Mais cela ne suffit pas. La ville de Saint-Priest (69) a mis en place un poste de référent. « Chaque année, de juin à octobre, nous embauchons une personne en CDD. Ce poste est nécessaire pour repérer la plante », explique Pierre-Charles Crozat, responsable du service espaces verts. Dans d'autres communes, comme celle de Malissard, dans la Drôme, les référents sont plutôt des volontaires, personnel du service municipal ou habitant. Cette « sentinelle » coordonne la gestion des quatre milieux colonisés par l'espèce envahissante : les espaces publics, les jardins de particuliers, les chantiers et le milieu agricole. La mairie agit plus facilement au niveau des espaces publics. Si la collectivité possède un service des espaces verts, elle peut demander des formations au Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) pour ces techniciens. La communauté de communes du Grand Lyon met, elle, des brigades vertes à disposition des collectivités. « Six équipes s'occupent de la fauche de tous les bords de routes et interviennent sur demande des maires », détaille Jean Villien, chef du service écologie urbaine. La situation diffère pour les particuliers. L'information est cruciale, car chaque propriétaire est tenu d'empêcher la pousse de la plante envahissante. Le service environnement d'Aix-les-Bains (73) propose des stands d'information lors des marchés hebdomadaires. La ville de Saint-Priest, elle, a opté pour un courrier préventif lorsque le référent repère la plante chez les propriétaires. Les chantiers représentent un facteur très important de dispersion de la plante. La ville d'Aix-les-Bains a établi une charte obligatoire lorsque débute un chantier sur la commune. « Les entrepreneurs doivent tout mettre en oeuvre pour éviter l'arrivée de l'ambroisie », explique Philippe Michal, responsable du service environnement. Mais le plus compliqué dans cette lutte reste les terrains agricoles. Le moindre espace dans les cultures laisse place à l'indésirable. L'éradication des pollens est impossible sans la collaboration des agriculteurs. Pour sensibiliser ces acteurs, l'agglomération de Valence (26) organise des réunions avec la chambre d'agriculture en concertation avec des agriculteurs relais. Au niveau national, l'Observatoire de l'ambroisie centralise les données pour répondre aux besoins. Un projet de loi, déposé en juillet 2011, veut mieux en coordonner la lutte.


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