Au total, une puissance de 1928 MW a été attribuée : à Fécamp (498 MW), Saint-Nazaire (480 MW), Courseulles-sur-Mer (450 MW) et Saint-Brieuc (500 MW). Les trois premières zones ont été confiées à Eolien Maritime France (EDF Energies Nouvelles, Dong, Alstom…) et la quatrième à Ailes Marines SAS (Iberdrola, Eole-Res, Neoen Marine, Areva, Technip…). Les offres ont été notées selon 3 critères : le projet industriel et social ; le prix d’achat de l’électricité ; le respect de la mer et de ses usages. C’est le consortium d’EDF qui a obtenu les meilleures notes. Mais « nous voulions une filière assise sur deux jambes. Nous avons donc pris la décision de repêcher le deuxième », justifie Eric Besson, ministre de l’Energie. Pas à n’importe quelles conditions : « Il fallait qu’il soit le moins coûteux ». Et c’est à Saint-Brieuc, avec Iberdrola, que l’impact sur le prix – non dévoilé – de l’électricité aurait été le plus faible. Ce choix justifie aussi la construction d'une usine par Areva.Resté sans suite Une cinquième zone était en lice, au Tréport, mais « n’a pas fait l’objet d’une concurrence suffisante », souligne Eric Besson. Un consortium mené par GDF Suez y était le seul candidat. Il a proposé un prix de l’électricité trop élevé aux yeux du gouvernement. GDF Suez repart donc les mains vides. « Rappelons que cet appel d’offre est le deuxième lancé par la France après un premier appel lancé en 2004 qui, après la phase d’attribution, est resté sans suite », signale prudemment FNE. A l’horizon 2020, l’objectif tricolore est fixé à 6000 MW. Pour l’atteindre, le ministre de l’énergie a annoncé le lancement d’un autre appel d’offres sur l’éolien marin « au second semestre 2012 ». La zone du Tréport sera remise en jeu, accompagnée d’une autre au large de Noirmoutier. Pour le reste, Eric Besson s’est contenté d’évoquer des possibilités dans l’éolien flottant et l’hydrolien. Sans précisions.TBLa carte de France des projets retenus