Toxique pour les reins et le système nerveux, cancérigène de niveau 3, irritant pour les yeux et les voies respiratoires… Et pourtant, le perchloréthylène, la molécule responsable de ces impacts, est couramment employée au sein des villes dans les pressings. La consommation actuelle est d’environ 3 000 tonnes par an. Un programme d’action pour réduire les émissions, mené par les ministères de l’Ecologie et de la Santé, est en cours depuis 2008, et se précise avec un projet d’arrêté ministériel. Une décision qui réjouit le Réseau environnement et santé (RES), le réseau des victimes des émanations de perchloréthylène des pressings (ADVEPP) et Générations futures.
Dans sa version actuelle, le texte prévoit l’interdiction du perchloréthylène dans tout nouveau pressing contigu à des habitations, la suspension de l’activité en cas de dépassement de la valeur de 1 250 microgrammes par mètre cube, et surtout l’arrêt progressif des installations existantes. Ainsi, à partir de 2014, les machines de plus de 15 ans devront être mises hors service. En 2018, ce sont les installations sans marque NF qui seront éliminées du marché, puis celles avec la marque NF en 2022. Ce calendrier devrait donc permettre de respecter la directive cadre sur l’eau, qui impose que les rejets de substances dangereuses pour les milieux aquatiques doivent être nuls en 2025.
A noter que le conseil de Paris a adopté, en mars 2012, un vœu pour remplacer le perchloréthylène par des solutions alternatives.ACVers le site du RESLe point du ministère de la Santé