L'article « Le platane qui cache la forêt » paru dans le numéro de juillet-août d'Environnement Magazine, n° 1709, montre des erreurs et des approximations…
Dire que le prix du Platanor est un inconvénient (sous-entendu pour le projet de replantation) révèle un no table manque d'investigation. D'abord parce qu'avancer qu'un tilleul, livré racines nues après trois ans de culture, est « de même gabarit » que nos Platanor, livrés en motte de 80 cm de diamètre après huit ans de culture est aberrant. Ensuite, parce que, plus globalement, le prix des arbres ne représente pas même le vingtième des 200 millions d'euros du projet de réhabilitation du canal du Midi.
Je n'ai jamais dit que deux clones résistants seront disponibles début 2013, mais seulement que j'avais bon espoir d'avoir des résultats intéressants à la fin de 2013.
Enfin, plus grave, compte tenu des conséquences que cela peut avoir, on peut lire que « beaucoup doutent de la résistance du Platanor »… Je n'ai jamais pu recueillir la moindre base de fondement pour cette affirmation et la publication de mes résultats dans la revue scientifique internationale Forest pathology (2004) constitue une garantie à considérer.
André Vigouroux, ingénieur agronome, directeur de recherches honoraire à l'Inra, créateur du Platanor