L’établissement public s’est en effet lancé dans une aventure scientifique sans équivalent : réintroduire sur leur terre d’origine trente espèces végétales de la collection de plantes endémiques de l’île l’océan Indien que le Conservatoire constitue depuis les années soixante-dix. « Nous avons apporté sur place soixante-dix spécimens de sept espèces, dont deux ont été sauvées de l’extinction grâce aux biotechnologies. Une second sera organisée en mars ou avril », détaille Stéphane Buord, directeur scientifique des actions internationales du Conservatoire. Le projet, débuté en 2008, est intégralement financé par Lafarge (10 000 euros par an). Sur l’île, les scientifiques vont d’abord placer les plantes en pépinière avant de sélectionner les sites propices à la réintroduction. « L’objectif est également de transmettre notre savoir-faire à nos partenaires locaux », explique Stéphane Buord. Même si le Conservatoire de Brest a réussi la réintroduction de Normania triphylla à Madère en 2009, le succès n’est pas garanti. Fin du suspense dans trois ou quatre ans.FTVisitez le site du conservatoire botanique de Brest