Le Pilote nouveau procédé mis au point par Epur Sur le marché Nature concerne les eaux domestiques et éven tuel-lement industrielles. Spécialisée dans les procédés d'épuration par filtres plantés de roseaux, l'entreprise vauclusienne entame ainsi une diversification, ciblant les petites et moyennes collectivités. Celles-ci seront contraintes par la directive-cadre sur l'eau de respecter un rejet maximum de 2 mg/l de phosphate dans les zones sensibles en 2015. Epur Nature a mis au point un système, « très simple et peu onéreux qui pub-ac-envmag-175x115mm.pdf 1 évite les procédés traditionnels physico-chimiques par floculation-coagulation », selon Stéphane Troesch, le responsable R&D. « Notre système est compétitif jusqu'à 2000 à 3 000 EH », précise-t-il. Comment fonctionne-t-il ? Un bassin est installé en traitement tertiaire des stations d'épuration. Sur le fond repose environ 1,50 m de roches riches en apatite conditionnées en billes et à travers lequel l'eau circule verticalement. Une précipitation intervient au contact entre les phosphates naturellement présents dans l'apatite, les phosphates contenus dans l'eau et le calcium des effluents. Un temps de filtration précis, tenu secret par l'entreprise, et d'autres conditions physico-chimiques contrôlés automatiquement, comme un pH neutre ou faiblement basique et une teneur en calcium suffisante, sont aussi nécessaires au bon fonctionnement du bassin. Epur Nature promet une concentration de rejet pouvant descendre jusqu'à 1 mg/l. Les avantages du procédé : pas de boues et la possibilité de valoriser l'apatite en fin de vie des stations pour la fabrication d'engrais phosphatés.