C'est une bonne nouvelle : la cinquième édition de l'appel à projets national centré sur la biomasse, qui constitue l'un des axes forts du Fonds chaleur, vient d'être lancée. « Les candidatures sont ouvertes jusqu'au 31 janvier en vue d'une sélection l'été prochain », confirme François Loos, président de l'Ademe, qui en pilote la gestion. Jusque-là, la pérennité de ce fonds de soutien à la filière chaleur collective était hypothétique. La voilà garantie : « En ces temps difficiles pour l'action publique, on a voulu le sanctuariser », explique Delphine Batho, ministre de l'Écologie. En quatre ans, l'outil a permis d'aider plus de 1 850 projets d'installations variés. Il dispose pour cela d'une coquette enveloppe d'environ 220 millions d'euros par an, soit un tiers du budget de l'agence. Les installations aidées sont, pour moitié, des projets solaires thermiques et, pour un tiers, des extensions-créations de réseaux de chaleur. Une centaine de projets bois-énergie ont par ailleurs émergé. « Le bilan du dernier appel à projets biomasse est satisfaisant », ajoute Virginie Schwartz, directrice exécutive des programmes de l'agence. L'Ademe a retenu vingt-deux projets, qui re présentent un investissement de plus de 112 millions d'euros, dont un tiers reposera sur l'aide publique. « On craignait que les projets proposés soient de plus en plus chers, ce n'est pas le cas. Avec les industriels de l'agroalimentaire, ceux du papier-carton sont les plus actifs car ils ont de gros besoins de vapeur », poursuit-elle. Plus original, un projet a aussi été retenu dans l'aéronautique : une chaufferie à biomasse et un réseau de chaleur sur le site de Dassault Aviation, à Mérignac (33).