Le Pilote projet WindKeeper a pour objectif de Sur le marché concevoir un navire économe et écoconçu permettant de doubler le nombre de jours de travail en mer. Il permettrait d'opérer 300 j/an dans des conditions de mer difficiles, jusqu'à 3 mètres de creux. Malgré sa taille inférieure à 50 mètres de long, ses performances de positionnement dynamique et de tenue à la mer seraient équivalentes à celles de grandes unités. « De forme très novatrice, le navire ressemblerait à un catamaran déjaugé (ligne de flottaison hors de l'eau) reposant sur des flotteurs propulsés par des hélices », explique Guy Chambon, président de la Compagnie maritime Chambon. Le consortium, qui regroupe également Cnim, Bertin et la Socarenam, ainsi que l'École nationale supérieure de techniques avancées ( Ensta) et Sup-Meca, attend la réponse de subventions de la part l'Ademe, dans le cadre d'un appel à manifes tation d'intérêt (AMI). En cas d'accord, le bateau serait livré en 2016. D'ores et déjà, la Cie Chambon vient de baptiser le Chambon Alizé, à Marseille. Ce navire de 45 mètres de long doit servir à la reconnaissance des fonds pour l'éolien offshore (déminage, carottage) sur les trois sites retenus à ce jour. Il est spécialement équipé, mais ses interventions seront limitées à 150 j/an et à des creux de 1,50 à 2 mètres.