À sa création, en 2008, Recyvalor se trouvait face à 62 000 tonnes de pneus usagés abandonnés sur 61 sites. En quatre ans, l'association en a traité la moitié. « Les fabri cants et les distributeurs, qui financent les deux tiers des opérations, à côté de l'État, ont tenu leurs engagements malgré la crise », souligne Bénédicte Barbry, présidente de l'association. Ainsi, fin 2012, 31 070 tonnes avaient été traitées, représentant 4,7 millions de pneus sur 43 sites. « L'an née écoulée a vu la montée en puissance des opérations d'enlèvement, grâce à la levée de plusieurs blocages admi nistratifs », précise Bénédicte Barbry, qui déplore par ailleurs le peu d'empressement des collectivités à soutenir les opérations. Mais l'association a commencé par les chantiers les plus faciles. Les 31 000 tonnes de pneus restants à traiter sont concentrées sur 14 sites de taille importante. Le plus grand se trouve à Souillac, dans le Tarn. « On a décou vert récemment que c'était une ancienne carrière. L'estimation initiale, basée sur la hauteur de la mon tagne de pneus (huit mètres !), est ainsi passée de 9 000 à 20 000 tonnes. Et nous ne sommes pas sûrs de la profondeur », précise Éric Fabiew, vice-président de Recyvalor. Bien que la création d'une écocontribution pour fi nancer le traitement des pneus usagés ait évité la création de nouveaux stocks, Recyvalor s'interroge sur sa pérennisation. « Ce serait per tinent, notamment pour inter venir outremer, où de petits stocks sont éparpillés. Et avec les chambres d'agriculture, nous réfléchissons à la résorp tion des stocks de pneus uti lisés pour l'ensilage », avance Jacky Bonnemains, président de Robin des Bois, partenaire de Recyvalor.