Comment savoir quelles rues éclairer, comment et avec quelles technologies ? Voilà les questions auxquelles a décidé de répondre Viteos, gestionnaire du réseau d'électricité des villes de Neuchâtel, la Chaux-de-Fond et Le Locle, en Suisse. Pour cela, la société a mené une opération originale :survoler les trois collectivités en hélicoptère afin de mesurer l'efficacité de l'éclairage au sol et les déperditions de lumière, grâce à la technologie A-Lena du français Altilum (lire EM n° 1701, p. 54). Le premier passage a été effectué éclairage public allumé, le second, lorsqu'il a été éteint pour une vingtaine de minutes. Une première en Europe, qui a permis de mesurer l'importance de l'illumination résiduelle privée, notamment celle des banques… « Il va falloir des mois pour analyser les résultats et identifier rue par rue les meilleurs choix technologiques et horaires, en fonction de la fréquentation, de la conception de la rue et de l'éclairage résiduel, annonce François Dreyer, responsable marketing chez Viteos. Les mesures que nous prendrons visent à réduire les consommations de l'éclairage public de 20 à 30 % d'ici à 2015. » L'opération a coûté environ 3 euros par point lumineux, alors que chacun des 11 482 points consomme en moyenne 60 euros par an… Un investissement relativement faible, pour un bénéfice potentiellement important !